Messieurs Roche et Fuin conditionnent la signature de l’accord sur
l’indemnisation du chômage partiel à la signature préalable d’un protocole de fin
de conflit.
Le protocole tel qui nous l’avait été présenté vendredi n’était pas acceptable dans
l’état. C’est pourquoi, dans le but de trouver une solution et sortir de l’impasse
dans laquelle nous étions, nous avons rencontré ce matin l’inspecteur du travail
pour lui demander une médiation entre nous et la direction.
L’inspecteur est venu rencontrer les différentes parties cet après midi. Nous avons
fait de nouvelles propositions qui nous semblaient intéressantes pour sortir
rapidement de ce conflit.
· Nous nous sommes engagés à ne plus revendiquer la prime de 750
euros pendant toute la période de chômage partiel jusqu’aux prochaines
NAO légales.
· En contrepartie, nous demandions la réouverture des négociations
salariales dès qu’une nouvelle commande serait prise.
· Nous demandions également la non discrimination des grévistes et des
représentants du personnel.
La direction a accueilli favorablement notre engagement à ne plus revendiquer la
prime de 750 euros.
En revanche, elle a refusé de rouvrir de nouvelles négociations salariales, sauf si
l’entreprise décroche des commandes et atteint le record de 30 millions d’euros de
chiffre d’affaire ! Pour rappel, le chiffre d’affaire des deux dernières années était
inférieur à ce montant…
Ce protocole, tel que nous l’impose le patron ne peut être accepté par la CGT.
La direction va maintenant prendre ses responsabilités concernant l’application
du chômage partiel.
C’est elle seule qui décidera la convention à mettre en place.
· La décision d’appliquer l’accord APLD, la simple allocation de chômage
partielle à 60% ou n’importe quelle autre solution lui appartient !
· C’est un accord signé entre l’entreprise et l’Etat, le syndicat ne lui tient
pas le crayon !
· Elle n’a pas besoin d’avoir l’accord de la CGT pour faire la politique des
salaires qu’elle veut, sinon, ça ferait longtemps qu’on aurait eu notre
prime de 750€ !
En n’appliquant pas les conditions de chômage partiel que la direction était prête
à signer, elle démontre le peu de considération qu’elle a envers tous ses salariés,
grévistes ou pas.
La direction, par son choix de faire payer à la CGT le conflit engagé et aujourd’hui
dans l’impasse, méprise l’ensemble de ses salariés qu’elle s’apprête à mettre au
chômage, conséquence de son incapacité à prendre des commandes à temps.
C’est la double peine !
LA BALLE EST DANS LE CAMP DE LA DIRECTION !
Lanester, le 22 février 2010