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8 mars 2010 : conférence de presse à Mix Buffet dans le cadre de la journée de lutte des femmes.

1910-2010 : 8 mars la journée internationale de lutte des femmes a 100 ans !

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La journée internationale de lutte des femmes a 100 ans ! C’est l’occasion de réfléchir aux progrès considérables accomplis en matière d’égalité femmes hommes et de se tourner vers les défis qui doivent encore être relevés, des luttes qui doivent encore être menées.

Les débuts du 8 mars C’est Clara Zetkin, militante communiste allemande qui a, en quelque sorte, « inventé » la journée des femmes. Lors de la conférence de Copenhague (1910), elle avait fait adopter une résolution qui propose que « les femmes socialistes de tous les pays organisent une journée des femmes » afin de prendre acte des luttes menées par les femmes, partout dans le monde.

Il semble que la date du 8 mars a été arrêtée à Copenhague. Cette date serait la date anniversaire d’une grève des ouvrières de l’habillement, qui avait eu lieu à New York en 1857, les travailleuses protestaient contre l’entassement, les conditions de travail dangereuses ainsi que les salaires de famine versés aux travailleuses du textile. Alors que les femmes luttaient pour obtenir de meilleures conditions de travail, d’autres sujets de préoccupation ont fait surface : les femmes en Amérique du Nord et en Europe ont exigé des droits, dont le droit de vote.

En France, le gouvernement socialiste français (avec Pierre Mauroy et Yvette Roudy) instaure le caractère officiel de la célébration de la journée de la femme le 8 mars et en fait une célébration pour les droits de la femme en 1982.

La journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité, car, tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

Chaque année, le 8 mars, des millions de femmes et d’hommes soulignent partout dans le monde, la journée internationale de la femme, c’est l’occasion idéale de dresser le bilan des progrès accomplis en vue de promouvoir l’égalité des femmes, d’identifier les difficultés qu’elles doivent surmonter dans la société, de pointer les discriminations persistantes, de se pencher sur les moyens à prendre pour améliorer leurs conditions de vie.

C’est l’occasion de saluer les réalisations des femmes et de faire valoir leurs besoins et leurs préoccupations sur la scène locale, nationale, européenne et internationale.

Cette journée nous rappelle également que la lutte pour les droits des femmes est un défi qu’il faut relever tous les jours de l’année.

Dans le Morbihan, le CGT a obtenu dans des entreprises comme la CTRL, Mix Buffet ou encore Hill-Rom la mise en place d’accord pour l’égalité salariale, mais c’est encore bien insuffisant. La CGT a aussi obtenu que l’égalité Femme/Homme soit au cœur des avancées dans l’artisanat via l’accord de dialogue social signé dans le Morbihan.


8 mars 2010 : la question des retraites sous les feux de la rampe

Le gouvernement annonce une nouvelle réforme allongeant les durées de cotisation, reportant l’âge légal de départ à la retraite : ce serait particulièrement désastreux pour les femmes.
Les femmes disposent d’un montant total de pension inférieur de 38 % en moyenne à celui des hommes : conséquence des inégalités de salaire durant leur carrière et aussi des interruptions, du temps partiel consécutifs aux charges de famille qu’elles ont dû supporter.
36 % des femmes retraitées perçoivent moins de 700 euros par mois pour survivre ce qui est inférieur au seuil de pauvreté (870 euros), 64 % ont moins de 900 euros.
55 % des femmes sont au minimum contributif (580 euros) et la majorité des retraités au minimum vieillesse (83 %) sont des femmes (629 euros).
Sous prétexte d’égalité les pouvoirs publics menacent les droits familiaux et conjugaux, MDA (majoration de la durée d’assurance) par exemple, qu’il faut préserver pour compenser les inégalités de fait entre les femmes et les hommes.

La CGT propose :
➥ le droit à une retraite pour tous et toutes dès l’âge de 60 ans avec les moyens de vivre dignement, au moins 75 % du revenu net d’activité pour une carrière complète, indexée sur les salaires ;
➥aucune pension inférieure au Smic, pour une carrière complète.


Des défis à relever, des luttes à mener
Ensemble, faisons respecter l’obligation de résultat de la négociation pour la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes :
➥ négocions l’égalité professionnelle dans toutes les entreprises et les branches sur le recrutement, la formation, les promotions, les rémunérations…
Ces négociations doivent aboutir à la suppression des écarts sur l’ensemble des éléments de rémunération, en obligeant les employeurs et l’Etat employeur à appliquer la loi du 26 mars 2006 visant plus précisément l’égalité salariale entre les femmes et les hommes d’ici fin 2010, sous peine de sanctions financières ;
➥ revalorisons les métiers dits « féminins » : l’augmentation des salaires, la validation des acquis de l’expérience (Vae), la reconnaissance des diplômes, en sont les moyens ;
➥ réduisons le temps de travail et faisons respecter le droit au repos dominical ;
➥ résorbons la précarité et améliorons les conditions de travail : notamment en favorisant le passage des temps partiels imposés à des contrats à temps pleins ;
➥ exigeons une évaluation sexuée des risques professionnels sur la santé des femmes au travail.

Ce que dit la loi : La loi (n°2006-340) du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes a introduit l’objectif de supprimer les écarts de rémunération qui peuvent exister entre les femmes et les hommes. Cette loi prévoit la neutralisation de la période de congé parental d’éducation, de congé de maternité, d’adoption ou de présence parentale au regard des droits ouverts au titre du DIF et ouvre la possibilité, pour un accord de branche, de majorer de 10% le montant de l’allocation de formation lorsqu’un salarié est conduit à engager des frais supplémentaires de garde d’enfant pour suivre une action de formation en dehors de son temps de travail. Cette majoration - comme l’allocation elle-même - n’est pas considérée comme du salaire au titre du droit de la sécurité sociale : elle est donc exonérée de cotisations sociales, CSG et CRDS.

Les entreprises et les branches professionnelles sont tenues de négocier chaque année pour définir et programmer les mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes avant le 31 décembre 2010 dans le cadre des négociations sur les salaires. Ces négociations doivent prendre en compte à la fois les discriminations salariales et l’ensemble des "effets de structure" qui concourent aux écarts de rémunération.
La loi ouvre des aides financières en faveur de l’égalité professionnelle, introduit le temps partiel dans les négociations collectives et tend à assurer une meilleure prise en compte dans l’entreprise de la question de l’articulation des temps de vie professionnelle et des temps de vie personnelle.
Un bilan d’application de ce texte sera dressé. Une contribution financière assise sur les salaires pourra être exigée des entreprises qui n’auraient pas négocié sur la suppression des écarts de rémunération.


Les parents ont droit à un accueil de qualité pour leurs enfants.

La maternité ne doit pas avoir un impact négatif sur l’activité et la carrière des femmes.
Le congé parental, par exemple, réduit le taux d’activité des mères de deux enfants ; ce sont souvent les raisons financières qui sont invoquées mais aussi le manque de moyens de garde, les conditions de travail pénibles, ou les deux.
À l’issue de ce congé, pris par 2 % seulement des hommes, le retour à l’emploi est de plus en plus incertain.
Plus de la moitié des enfants de moins de 3 ans sont gardés par les mères. L’insuffisance des propositions des modes d’accueil est criante.
La réforme du Complément de Libre Choix d’Activité (indemnisation du Congé parental) envisagée par le gouvernement ne peut se faire sans que des solutions concrètes ne soient trouvées à la pénurie des modes d’accueil de qualité pour les jeunes enfants qui pénalise sévèrement les parents, les mères surtout.

La CGT propose :
➥ de développer un service public d’accueil des jeunes enfants financièrement accessible à tous et partout ;
➥ d’allonger le congé maternité à 24 semaines et le congé paternité à un mois ;
➥ de raccourcir le congé parental, mieux le partager entre les deux parents et mieux le rémunérer sur la base du dernier salaire.


8 mars 2010 : départ de la 3e marche mondiale des femmes
Après 2000 et 2005, la marche mondiale des femmes organise une 3e marche du 8 mars au 17 octobre 2010.
Des actions collectives seront organisées en France, en Europe et dans le monde. Autour de quatre thèmes :
➥ Biens communs, biens publics ;
➥ Paix et démilitarisation ;
➥ Travail des femmes, autonomie financière ;
➥ Violences envers les femmes.

En 2010, la Marche mondiale marchera :
➥ pour afficher persévérance et force, en rassemblant des expériences, des cultures politiques et des origines ethniques diverses, tout en ayant une identité et un objectif commun : surmonter l’ordre actuel injuste qui entraîne la violence et la pauvreté et construire un monde basé sur la paix, la justice, l’égalité, la liberté et la solidarité ;
➥ en solidarité avec les femmes qui n’ont pas la liberté de le faire, à cause de la guerre ou des conflits, de la division sexuelle du travail qui maintient les femmes prisonnières chez elles… ;
➥ pour réclamer nos droits et résister à ceux qui veulent supprimer les droits déjà conquis au cours de nos luttes contre l’offensive des fondamentalistes religieux et des secteurs conservateurs de la société et de l’État ;
➥ pour dénoncer le système capitaliste, sexiste, raciste et xénophobe, qui exploite le travail quotidien reproductif et productif des femmes, tout en concentrant les richesses dans les mains de quelques-uns.


Tant qu’il subsistera des inégalités, nous marcherons contre les violences et la pauvreté et pour l’égalité !

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